les matières

Il y a une centaine d'années, le linge de maison ou trousseau fait partie du patrimoine d’une famille, on le stocke dans une armoire ou un coffre et il est chiffré, c’est à dire brodé des initiales de la maitresse de maison, car c’est à peu près la seule possession des femmes pendant des siècles.

Le lin

Le lin sert à confectionner les draps, les chemises et le linge d’office comme les serviettes, les nappes et les torchons. Relativement rigide et de couleur bis, le lin s’assouplit et blanchit au fil des lavages. Son tissage varie selon les utilisations. De qualité fine, souple, forte ou extra forte, le lin est vendu blanc, écru ou crémé, c’est à dire non blanchi. Pour le blanchir, on étend les toiles sur pré et on laisse la rosée et la lune blanchir naturellement le tissu.

Le chanvre

C’est une toile très résistante qui possède un relief caractéristique. Les draps en chanvre ont longtemps été utilisés dans les campagnes et par les gens modestes. Leur couture au milieu témoigne d’un tissage très ancien sur des métiers qui n’excèdent pas un mètre de large.

Le coton

L’usage du coton apparaît à la fin du XIXème siècle et concerne le linge de table et les serviettes de bain. La nappe est essentiellement blanche et damassée, c’est à dire tissée de façon à faire apparaître des dessins par contraste de mat et de satiné. Les serviettes de toilette en coton sont souvent en nid d’abeille, un coton gaufré dont le tissage rappelle les alvéoles des essaims d’abeilles. Elles sont parfois soulignées de liteaux rouges ou bleus, sont chiffrés au point de bourdon, les plus anciennes sont bordées de franges.

Le métis

Les draps en métis, souvent dotés de jours échelle, deviennent courant à la fin du XIXe siècle. Ils sont également chiffrés comme les draps en lin et brodés de motifs. Pour mériter l’appellation « métis, », la toile doit comporter au minimum 45% de lin, le reste est en coton.

L’entretien

Le lin, le chanvre et le coton ne craignent ni l’eau très chaude, ni le fer chaud, au contraire, c’est ce qui leur rend leur beauté initiale. Le savon de Marseille, en paillettes ou liquide, constitue une excellente lessive qui respecte la peau des enfants et l’environnement.